Encore une drôle d’année dans le Thouarsais ! – INFO OCT.2017

Nous avions fini l’année 2016 par un hiver sec. Nous pensions avoir des précipitations suffisantes pour remplir nos nappes phréatiques déjà déficitaires, ce ne fut pas le cas.

Il faudra peut-être s’y habituer…

Les sols secs se sont donc réchauffés rapidement au Printemps, nous augurant un débourrement précoce.

Et la première journée de gel de Printemps arriva le jeudi 20 avril, avec une température à -3,2°C dans certains secteurs. Durant huit jours consécutifs ce fût une bataille pour protéger les vignes du gel, une certaine désolation nous avait alors envahit. Avec cet acharnement nous n’avons eu seulement que deux parcelles en bordure de haie qui ont pris cher.

Cette période sèche et chaude a ensuite boosté la croissance de la vigne. Nous sommes rapidement passés du stade de « grappes visibles » à la « nouaison » en quelques semaines, comparatif à 2003 ou 2007 pour les plus jeunes. Avec un grand rayonnement solaire et peu de précipitations, la situation sanitaire est restée très saine.

Nos vacances mi-août dans le Roussillon, nous ont permis de nous mettre en jambe pour les vendanges.

Car de retour, il fallut préparer la cave pour voir nos premiers coups de sécateurs le 6 septembre. Nous avons décalé les mises en bouteille du Pot d’Vache et les Hospices 2016. Et toujours pas d’eau !

Il est tombé à Oiron, sur notre microclimat, en une année ; du 1er septembre 2016 au 31 août 2017, 346mm d’eau. Pour vous rendre compte d’une telle sécheresse, une année moyenne le cumul est plutôt de l’ordre de 600 à 800mm d’eau. Il faut aussi ajouter à cela une augmentation de l’ensoleillement et une hausse des températures.

Est-ce normal ?

Aujourd’hui, nous devons impérativement, par nos gestes quotidiens, solidaires, mais aussi sociaux, être acteurs et non plus spectateurs de ces changements. L’an passé, nous terminions les vendanges avec les Cabernet Francs le 4 novembre. Et cette année, nous avons fait notre repas de fin de vendanges le 13 octobre, même si nous avons laissé quelques grappes de chenin pour rechercher la sur-maturité,… normale.

Cette récolte 2017 est malgré tout, d’excellente qualité et va nous permettre de gravir encore petit à petit de nouveaux échelons.

Il faut rester optimiste quand on a autant de plaisir à cultiver notre paysage pour en extraire les plus beaux fruits. Certains copains vignerons n’ont pas eu de récolte suite au gel. Il nous semblait évident et normal d’aider un ami vigneron en lui proposant un peu de jus. Nous aurions apprécié cette solidarité paysanne si une catastrophe anéantissait notre récolte.

Enfin, après 9 mois sans Gamay de Bouze, le petit Pot d’Vache 2016 vient de voir le jour. Le voici en bouteille. Il est d’une couleur rouge pourpre, épicé, dense et volumineux. Il fera le bonheur de toutes les bonnes tables à côté de ses frères et sœurs Blancs ou Rouges.

Nous en avons profité aussi pour mettre en bouteille une partie des Hospices 2016.

 

Commentaires Clos.